Infrastructures routières : le Grand Paris en quête d'un nouveau modèle

Les élus d'Ile-de-France et l’État ont engagé un processus de consultation concernant le futur des voies rapides et autoroutes du Grand Paris. Jusqu'à l'été 2019, des spécialistes devront réfléchir à des pistes pouvant créer un consensus dans le cadre de l'évolution des mobilités. 

Un projet trans-partisan

A l'origine de cette consultation et de son financement figurent des élus de droite et de gauche, dont Valérie Pécresse (Présidente LR du Conseil Régional) et l'adjoint à la mairie de Paris Jean-Louis Missika (apparenté PS). L’État représenté par le préfet Michel Cadot prend également part à la démarche. Quatre équipes choisies pour leur expertise en matière d'infrastructures de transport planchent d'ores et déjà sur des orientations prospectives : cette première étape va durer un an. 

Un financement ambitieux des véhicules du futur

L'investissement décidé par les élus du Grand Paris et par l’État est à la hauteur des enjeux de la circulation locale. On dénombre au quotidien entre 150 000 et 200 000 voitures sur les 800 km qui correspondent aux routes d'Ile-de-France. La présidente de région souhaite une réflexion sur un équipement de transport "plus performant que le bus". Un montant de 100 millions d'euros a donc été alloué à un programme de recherche sur le véhicule autonome. 

Une modernisation des routes

Les voies de circulation actuelles autour de Paris et dans toute l'Ile-de-France datent des années 1960. Ce modèle de routes ne correspond pas aux technologies propres à la circulation de demain. C'est le constat de Sylvain Cognet, directeur du Forum Métropolitain, le syndicat mixte qui fait le lien entre les diverses collectivités concernées. Sa capacité à créer du consensus est un atout dans le contexte politique local. La circulation automobile était restée jusque-là un sujet très polémique. 

De nouveaux défis à relever 

La capitale ne représente qu'1 % de la surface de la région mais équivaut cependant à 11 % de son trafic. Jean-Louis Missika, adjoint en charge du Grand Paris souligne ce déséquilibre afin de mettre en évidence la nécessité de solutions innovantes et durables. L'élu met l'accent sur l'impératif d'un financement d'un nouveau genre, qui permette d'entretenir les routes et de les moderniser dans une optique numérique. 

Une volonté unanime d'évolution sur ce sujet sensible semble donc à l'ordre du jour parmi les élus du Grand Paris.